Tour d'Italie: Vingegaard rose bonbon
A la veille de l'arrivée finale à Rome, Jonas Vingegaard a définitivement sécurisé sa victoire dans le Tour d'Italie en remportant sa cinquième étape samedi au sommet de Piancavallo.
Sauf accident, le Danois décrochera son premier Giro à sa première participation dimanche dans les rues de la Ville éternelle, à l'issue d'une dernière étape aux allures de parade et promise aux sprinteurs.
"Demain on va profiter de la journée et on va aussi profiter ce soir, même si ce sera une longue nuit avec le vol vers Rome", a savouré le leader de Visma, tout de rose vêtu, jusqu'à l'écarteur de narines, après son nouveau cavalier seul dans les montagnes italiennes.
Double vainqueur du Tour de France (2022, 2023), lauréat de la dernière Vuelta, il deviendra le huitième coureur de l'histoire, le seul en activité, à avoir remporté les trois grands Tours après Hinault, Merckx, Anquetil, Gimondi, Contador, Nibali et Froome.
"Un rêve" pour le coureur de 29 ans qui aura dominé cette 109e édition de la tête et des épaules, avec cinq succès en montagne, seulement un de moins que Tadej Pogacar en 2024, et une avance de plus de cinq minutes au classement général sur l'Autrichien Felix Gall et l'Australien Jai Hindley.
Il a assis sa suprématie devant une foule des grands jours lors de la dernière étape de montagne samedi à Piancavallo, où Marco Pantani s'était imposé en 1998 avant de réaliser le doublé Giro-Tour, ce dont rêve Vingegaard cette année.
"J'aime gagner, je veux gagner le plus de courses possible et on a décidé de retenter le coup. Tout allait se jouer aujourd'hui, alors on a décidé de tout miser sur l'étape et les gars ont encore été incroyables", a-t-il dit.
- Top 10 inchangé -
Le maillot rose s'est envolé à 10,5 km de l'arrivée, dans l'ascension finale vers la station de ski. C'était plus tôt que prévu mais "on a dû improviser", a-t-il expliqué, parce que son équipier Sepp Kuss "n'avait pas ses meilleures sensations aujourd'hui", après avoir tout donné la veille pour gagner l'étape-reine.
Comme d'habitude, Felix Gall a été le seul à le suivre pendant quelques mètres avant de céder à son tour et de se mettre à son propre rythme, rattrapé ensuite par Jai Hindley et Derek Gee-West.
"C'est un peu toujours la même histoire. A un moment j'ai pensé avoir une chance et puis je me suis rassis. Mais on peut être fiers de ce qu'on a fait ces trois dernières semaines", a souligné Gall, leader de Decathlon CMA CGM.
Vingegaard a rapidement avalé les derniers échappés du jour pour aller s'imposer, sans forcer, avec 1:15 d'avance sur Gall, Hindley et Gee-West.
Le podium et même tout le Top 10 est resté inchangé à l'issue d'une étape où tout le monde aura été à sa place.
Le Néerlandais Thymen Arensman, cinquième de l'étape, a sauvé sa quatrième place au général grâce à un énorme travail de son coéquipier Egan Bernal.
Le Portugais Afonso Eulalio n'a pas craqué et a même attaqué sur la fin pour défendre sa sixième place et son maillot blanc de meilleur jeune, alors que l'Italien Giulio Ciccone s'est assuré en cours d'étape la victoire dans le classement de la montagne.
Quant à Mathys Rondel, il termine meilleur Français, aux portes du Top 10 avec une belle 11e place mais à plus d'un quart d'heure de Vingegaard, intouchable sur ce Giro.
R.Andazola--LGdM