La Gaceta De Mexico - Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad

Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad
Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad / Photo: © ANSARULLAH MEDIA CENTRE/AFP

Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad

L'Arabie saoudite a annoncé vendredi la mort de trois Saoudiens, dont un pilote, dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad qui avaient été revendiquées par les Houthis du Yémen.

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Les hostilités entre ces combattants pro-iraniens et l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite, se sont intensifiées en septembre après la prise par les Houthis du littoral bordant la mer Rouge à l'issue d'une offensive éclair.

Dans un communiqué, l'autorité de l'aviation civile a indiqué que l’aéroport avait été la cible de "deux attaques : la première a visé les installations aéroportuaires, tandis que la seconde a ciblé un avion appartenant à la compagnie Saudia".

Elle a ajouté que "trois citoyens saoudiens" avaient péri dans ces attaques et que plusieurs personnes, de différentes nationalités, avaient été blessées.

En tout, six personnes ont été tuées en l'espace de quelques jours dans des frappes revendiquées par les Houthis contre des aéroports saoudiens.

- "Chantage militaire" -

Face à l'ampleur et la fréquence des attaques des Houthis sur la capitale saoudienne, inédites depuis la reprise des hostilités en juillet, Ryad ne cèdera pas au "chantage militaire" des combattants pro-iraniens, a assuré à l'AFP une source régionale au fait de la politique du gouvernement saoudien.

L'Arabie saoudite "exclut une trêve ou un cessez-le-feu", et ce tant que les forces gouvernementales yéménites, qu'elle soutient, n'auront pas récupéré les territoires dont se sont emparés récemment les Houthis, a prévenu cette source sous couvert d'anonymat.

Pour la seule journée de jeudi, les Houthis ont revendiqué trois frappes sur l'aéroport de Ryad.

Les hostilités entre les combattants pro-iraniens, qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa et de vastes pans du pays depuis plus d'une décennie, et le gouvernement se sont réveillées en juillet après des années d'accalmie.

Depuis, les combattants pro-iraniens bombardent régulièrement des installations pétrolières du royaume saoudien, premier exportateur mondial de brut, et ont appelé jeudi le personnel de ces sites à partir.

Ils ont également de nouveau exhorté les compagnies aériennes à éviter le ciel saoudien.

L'aéroport de Ryad a demandé aux passagers de vérifier auprès de leur compagnie que leur vol n'était pas annulé avant de s'y rendre, et Washington a réclamé de ses citoyens une "vigilance accrue" après les attaques.

De fortes explosions ont été entendues jeudi jusqu'au cœur de la capitale, poussant des diplomates à se mettre en lieu sûr dans le quartier des ambassades, et des entreprises à évacuer leur personnel dans le quartier d'affaires.

Des écoles internationales ont aussi pris des précautions, selon les témoignages d'habitants, les enfants se réfugiant dans certains cas au sous-sol par mesure de sécurité.

- Nouvelle crise humanitaire -

Parallèlement aux frappes en Arabie saoudite, les combats se poursuivent au Yémen, avec plus de 400 morts depuis le lancement lundi de l'opération "Aube du Yémen" par les forces gouvernementales, avec l'appui des avions de combat de Ryad.

L'objectif est de faire reculer les Houthis qui ont renforcé, au terme de leur offensive en septembre, leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, reliant l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.

Le gouvernement a revendiqué des "victoires sur plusieurs fronts", démenties par les Houthis. Des sources militaires des deux bords ne font pas état d'évolutions majeures sur les lignes de front.

La reprise des hostilités a fait plus de 200.000 déplacés au Yémen, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), qui s'est alarmée mercredi du manque de financements nécessaires pour faire face à cette nouvelle crise humanitaire dans le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Ryad et ses alliés ont réclamé à plusieurs reprises un soutien international ces dernières semaines, notamment des États-Unis, sans succès jusqu'ici.

T.Salinas--LGdM