La Gaceta De Mexico - Poutine propose son aide pour mettre fin au conflit avec l'Iran

Poutine propose son aide pour mettre fin au conflit avec l'Iran
Poutine propose son aide pour mettre fin au conflit avec l'Iran / Photo: © POOL/AFP

Poutine propose son aide pour mettre fin au conflit avec l'Iran

Le président russe Vladimir Poutine a proposé son aide pour contribuer au règlement de la guerre au Moyen-Orient, lors d'une rencontre avec son homologue iranien Masoud Pezeshkian avant un sommet régional au Turkménistan vendredi.

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"Nous sommes prêts à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour contribuer au règlement de cette situation", a dit le dirigeant russe selon des propos relayés jeudi soir par les agences russes.

Selon lui, l'Iran fait "de véritables efforts pour mettre fin au conflit" lancé fin février par des bombardements américano-israéliens.

M. Pezeshkian a assuré que son pays était engagé dans un dialogue mais qu'à "chaque fois que nous négocions avec les États‑Unis, ils attaquent de nouveau", a rapporté le média d'État iranien Irib.

Les deux hommes doivent participer vendredi à un sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI) organisé à Avaza, une station balnéaire située sur les rives de la mer Caspienne.

Le chef de l'Etat russe s'est félicité de "l'évolution positive" des relations entre la Russie et l'Iran, qui ont renforcé leurs liens diplomatiques et militaires depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en 2022.

L'Iran a été accusé par Kiev et les Occidentaux d'avoir fourni la technologie des drones Shahed et des missiles de courte portée à la Russie, tandis que cette dernière a été accusée de fournir des données de ciblage à Téhéran pour frapper les intérêts américains au Moyen-Orient.

La précédente rencontre entre les présidents russe et iranien avait eu lieu en septembre au Kirghizstan, en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai, dans un contexte de coopération accrue entre la Russie et l'Iran sur le plan économique et militaire depuis le déclenchement du conflit en Ukraine.

Plusieurs autres rencontres bilatérales sont prévues en marge du sommet d'Avaza, qui rassemblera les pays issus de neuf anciennes républiques soviétiques.

- Sphère d'influence -

Créée en décembre 1991 dans les dernières semaines de l'Union soviétique, la CEI avait pour objectif de maintenir des liens entre les anciennes républiques soviétiques après l'effondrement de l'URSS.

"Le but était de régler les problèmes" entre elles, "tels que des questions économiques, certains problèmes politiques et de gouvernance", analyse Janibek Arynov, chercheur en géopolitique de l'Asie centrale, basé au Kazakhstan. La CEI "a joué un rôle important dans les années 1990 mais, depuis, elle n'a pas vraiment évolué", note-t-il.

Certains États ont depuis quitté cette organisation.

La Géorgie s'en est retirée après la guerre russo-géorgienne de 2008, tandis que l'Ukraine a cessé d'y participer après l'annexion russe de la Crimée en 2014. La Moldavie a annoncé son retrait en 2023, dans le cadre de son rapprochement avec l'Union européenne.

Pour Moscou, qui joue toujours un rôle prédominant dans cette région, "la CEI montre que la Russie dispose de sa propre sphère d'influence, consolidée et institutionnalisée par cette organisation", selon Temour Oumarov, chercheur au Centre Carnegie Russie-Eurasie à Berlin.

Toutefois, plusieurs Etats de la CEI cherchent à diversifier leurs partenariats économiques et diplomatiques, notamment en renforçant leurs relations avec Pékin et les pays occidentaux.

"Même si la Russie décide d'utiliser cette plateforme pour véhiculer une rhétorique anti-occidentale ou anti-ukrainienne, cela ne veut pas dire que les autres membres souscriront systématiquement à sa position", souligne Janibek Arynov.

Plus de quatre ans et demi après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le conflit connaît une nette intensification des frappes de longue portée des deux côtés du front ces derniers mois.

Les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis pour tenter d'y trouver une issue pacifique sont dans l'impasse. Une situation qualifiée jeudi de "très dangereuse" par le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

D.Quate--LGdM