Présidentielle : le président des Entrepreneurs assure qu'il restera en France si LFI l'emporte
Le président de l'organisation patronale des Entrepreneurs (ex-CPME) Amir Reza-Tofighi a assuré jeudi qu'il Le président de l'organisation patronale des Entrepreneurs (ex-CPME) Amir Reza-Tofighiresterait en France en cas de victoire de la France insoumise à la présidentielle.
"Je suis très fier d'être français, je me battrai tous les jours dans ce pays pour m'assurer que notre économie se développe, pour défendre les entreprises et je serai là demain quoi qu'il se passe", a-t-il déclaré sur Radio Classique, affirmant qu'il combattrait les "idées dangereuses que certains pourraient porter".
Cette déclaration intervient quelques jours après que le président du Medef Patrick Martin a assuré qu'une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" certains patrons, lui compris, ou qu'il serait en tout cas démotivé à continuer à diriger son entreprise en France.
M. Reza-Tofighi était interrogé à l'occasion du lancement d'une "grande consultation" avant l'élection présidentielle. Menée via une plateforme en ligne et 110 réunions à travers la France, l'opération annoncée fin août vise à recueillir des propositions de dirigeants et de salariés sur la croissance, la rémunération du travail ou encore les finances publiques.
L'idée est "d'associer également les salariés et les économistes pour avoir de nouvelles idées", a expliqué Amir Reza-Tofighi.
En tête des sujets, la croissance: "Si on veut pouvoir redistribuer la richesse, il faut d'abord créer de la croissance, et je suis très inquiet aujourd'hui qu'aucun candidat, ou très peu de candidats en tout cas, parlent de croissance", a alerté M. Reza-Tofighi.
Deuxième thème mis en avant : le pouvoir d'achat. Selon lui, pour augmenter les salaires sans alourdir les coûts pour les entreprises, il faut engager une "baisse massive du coût du travail".
M. Reza-Tofighi a également insisté sur la nécessité de rétablir les finances publiques, jugeant la situation budgétaire "très très grave pour le pays".
A ce titre, il juge nécessaire de revoir l'âge de départ à la retraite. "On veut pouvoir rendre notre modèle social soutenable, il faut travailler plus longtemps", a-t-il défendu. "Il faut que l'âge soit indexé sur l'espérance de vie (...) et il faut augmenter l'âge légal très rapidement - peut-être déjà tout de suite".
Parmi les autres priorités évoquées figurent les "grandes transitions" - écologique, numérique et démographique et les défis posés par la concurrence, notamment chinoise.
R.Espinoza--LGdM