Après Ceuta, le roi Felipe VI est arrivé à Melilla, autre enclave espagnole
Le roi Felipe VI et la reine Letizia sont arrivés mercredi en milieu de journée à Melilla, enclave espagnole située en Afrique du Nord, au lendemain de leur visite historique à Ceuta, autre territoire revendiqué par le Maroc.
Comme à Ceuta, les souverains, accueillis par une foule enthousiaste qui agitait des drapeaux espagnols, ont passé de longues minutes à serrer des mains et à poser pour des photos pour les habitants qui avaient envahi les rues du centre-ville.
Le roi Felipe VI doit s'exprimer en fin d'après-midi devant des représentants de la société civile, après un échange avec les autorités locales et la visite d'une école, selon la maison royale à Madrid.
C'est la première fois depuis son accession au trône en 2014 que Felipe VI se rend à Ceuta et Melilla, les deux territoires dont les frontières terrestres sont les seules entre l'Union européenne et l'Afrique.
Mardi, Felipe VI a revendiqué fermement à Ceuta la souveraineté "indiscutable" de Madrid sur les deux villes, "indissociables" de l'Espagne.
L'Espagne souhaite "maintenir de bonnes relations" avec le Maroc, a-t-il ajouté, deux mois et demi après la crise migratoire qui a ébranlé Ceuta, avec l'arrivée en 48 heures de plus de 70.000 migrants, et mis à rude épreuve les liens entre Madrid et Rabat.
Si la plupart de ces migrants sont repartis dans les heures qui ont suivi, plusieurs milliers sont restés dans ce petit territoire situé entre la Méditerranée et l'Atlantique, où une partie de la population s'est sentie abandonnée par l'État.
La dernière visite d'un souverain espagnol à Ceuta et Melilla remontait à 2007: Juan Carlos, le père de Felipe VI, s'était alors rendu dans les deux enclaves, provoquant une crise diplomatique avec le Maroc, qui les revendique.
La semaine dernière, le roi du Maroc Mohammed VI avait défendu le "partenariat" avec l'Espagne, tout en reconnaissant qu'il se heurtait à des "défis majeurs" et en rejetant fermement toute tentative de "pression" ou de "chantage".
A.Munoz--LGdM