Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
La Bourse de New York reprend son souffle vendredi, au lendemain d'une envolée nourrie par un regain de confiance envers la Réserve fédérale américaine (Fed), qui s'est montrée plus ferme qu'attendu pour freiner l'inflation.
Vers 14H10 GMT (16H10 à Paris), le Dow Jones reculait de 0,48%, l'indice élargi S&P 500 perdait 0,22% et l'indice Nasdaq lâchait 0,07%.
"Le marché a connu une forte hausse hier, il est normal que les investisseurs souhaitent assimiler leurs gains après un mouvement aussi important", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, analyste chez Interactive Brokers.
Les marchés ont salué la veille la position plus ferme qu'attendu de la banque centrale américaine pour combattre la hausse des prix, nourrie par l'envolée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient.
L'institution monétaire a décidé, à l'unanimité et comme attendu, de relever ses taux d'un quart de point pour la première fois depuis l'été 2023. Mais a laissé entrevoir un tour de vis supplémentaire en 2026.
En théorie, les marchés boursiers préfèrent un environnement accommodant, propice aux investissements.
Mais ce choix "a considérablement renforcé la crédibilité de la Fed" auprès de Wall Street, estime M. Sosnick, notamment face aux pressions du président américain Donald Trump, qui n'a eu de cesse de plaider pour un assouplissement monétaire.
"Le marché doit pouvoir résister à une hausse d'un quart à un demi-point de pourcentage, cela ne devrait pas perturber complètement le système", ajoute l'analyste.
Sur le marché obligataire, après une nette détente la veille, le rendement des emprunts de l'Etat américain à dix ans remontait à 4,99%, contre 4,93% à la clôture jeudi.
Les opérateurs suivent également de près les prix du pétrole, qui s'affichent en hausse vendredi, pesant quelque peu sur le marché boursier.
"Le cours du brut restent particulièrement élevés, le WTI et le Brent (les deux principales références de brut, ndlr) dépassant les 100 dollars", note Steve Sosnick.
Côté indicateurs, la production industrielle est ressortie stable en août par rapport au mois de juillet, à rebours des attentes du marché. Ces chiffres n'ont pas eu de grande influence sur le marché.
Au tableau des valeurs, le géant du streaming Netflix (-5,19% à 71,40 dollars) pâtissait d'une révision à la baisse de son titre par la banque américaine Wells Fargo.
Le conglomérat Berkshire Hathaway (-0,40% à 507,15 dollars) reculait après l'annonce du départ de Warren Buffett, milliardaire révéré des marchés financiers, qui quitte la présidence du conseil d'administration du groupe.
L'équipementier sportif suisse On (-0,91% à 27,08 dollars) ne semblait pas profiter de la signature du capitaine de l'équipe de France de football Kylian Mbappé au sein de son groupe. Le joueur était lié avec l'américain Nike (-0,50% à 36,18 dollars) depuis le début de sa carrière.
Selon une source proche du dossier, Kylian Mbappé est également devenu actionnaire d'On, sans précision sur la valeur de son investissement.
A.Gonzalez--LGdM