La Bourse de Paris limite les dégâts face à la hausse du brut, du gaz et des taux
La Bourse de Paris a reculé de nouveau mercredi, mais sans excès, pénalisée par la hausse du brut, du gaz et des taux.
Comme quasiment tous les indices européens, le CAC 40 a reculé (-0,26%) en perdant 21,22 points à 8.280,63 points, dans la moyenne de l'indice européen Stoxx Europe 600 (-0,24%) ou de l'indice plus resserré Euro Stoxx 50 (-0,11%).
La veille, le panier des 40 valeurs parisiennes avait également reculé de 0,39% à 8.301,85 points, s'éloignant pas à pas de son record atteint le 10 août dans l'euphorie des résultats du deuxième trimestre (8.726,03 points).
Le pétrole a poursuivi sa route vers la barre des 100 dollars avec la reprise des bombardements autour du détroit d'Ormuz. Vers 19H00, le Brent s'échangeait à 95,58 dollars (+0,98%) sur la même tendance que le WTI américain (90,96 dollars, +0.82%).
Les cours flambent également côté gaz naturel, la référence européenne ayant dépassé les 75 euros le mégawattheure, une première depuis janvier 2023, pour terminer à 73,50 euros en fin de journée.
Les taux se sont encore envolés. Les obligations françaises à 10 ans affichent désormais un rendement de 4,25% contre 4,21% mardi.
En trois mois, le "10 ans français" est passé de 3,60 à 4,25%, observe Nicolas Forest, responsable de gestion obligataire chez Candriam.
L'analyste redoute une hausse du "spread" (l'écart) avec l'Allemagne, où pour l'instant les taux montent au même rythme, avec mercredi soir un rendement à dix ans de 3,37% contre 3,34% la veille.
L'envolée des taux est principalement due à "une politique monétaire plus restrictive", "un cycle des affaires plus dynamique" et à "une pression sur l'épargne" avec "des besoins d'investissement plus importants", expliquent ainsi les analystes de Natixis.
Les agents du marché obligataire saluent aussi "les trajectoires fiscales vertueuses" et pénalisent les Etats "dont la qualité de la signature se dégrade à mesure que des échéances électorales se rapprochent ou que les projets de lois de finance ne reflètent pas la probité que le contexte global exige".
Dans le détail, STMicroelectronics (semi-conducteurs) a réalisé la meilleure performance de la journée (+3,34% à 43,72 euros) en même temps que les investisseurs reprenaient également confiance dans les valeurs technologiques à Wall Street.
Hors CAC 40, le spécialiste des matériaux pour les semi-conducteurs Soitec (+1,31% à 112 euros) a relevé son objectif de chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre après la clôture de la séance.
En bas du panier des 40 grandes valeurs françaises, l'automobile a passé une mauvaise journée (Renault -4,55% à 27,69 euros et Stellantis -2,69% à 4,51 euros)
A.Munoz--LGdM