La Gaceta De Mexico - Crue dans l'Himalaya : un troisième rescapé extrait d'un tunnel, les recherches continuent

Crue dans l'Himalaya : un troisième rescapé extrait d'un tunnel, les recherches continuent
Crue dans l'Himalaya : un troisième rescapé extrait d'un tunnel, les recherches continuent / Photo: © Nepal Army Facebook Page/AFP

Crue dans l'Himalaya : un troisième rescapé extrait d'un tunnel, les recherches continuent

Les secours sont parvenus samedi à extraire un troisième survivant, de nationalité chinoise, des tunnels ensevelis du nord du Népal qu'ils explorent sans relâche depuis la crue meurtrière du 26 août dans l'Himalaya.

Taille du texte:

"Une équipe de l'armée népalaise et de sauveteurs étrangers a réussi à sortir vivant un citoyen chinois, Luhaitao, qui se trouvait à 225 m à l'intérieur du tunnel (du chantier du barrage) de Trishuli-1", a annoncé l'armée sur un groupe de discussion en ligne partagé avec la presse.

L'armée a diffusé aussitôt des images du miraculé assis dans l'hélicoptère qui l'évacuait, le corps maculé de boue et une veste militaire sur les épaules, avec à son chevet un médecin qui lui prenait la tension.

"Son état de santé est en cours d'évaluation, les opérations de recherche et de secours continuent", a ajouté l'armée.

Les services du Premier ministre ont par ailleurs annoncé samedi le sauvetage d'une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, retrouvée vivante dans une maison de la localité sinistrée de Betrawati.

"Elle a été retrouvée inconsciente", ont-ils ajouté sans autre détail sur son état de santé, et évacuée par hélicoptère vers un hôpital de la capitale Katmandou.

Vendredi, neuf jours après la catastrophe, les secours étaient parvenus à extraire sains et saufs deux ouvriers népalais - Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans - d'un autre tunnel, celui du chantier du barrage en construction de Trishuli-3, où ils étaient bloqués.

"Nous étions au moins 40 ou 45" au moment de la crue, a raconté M. Sah dans une vidéo publiée par un média népalais. "Je ne pouvais pas m'enfuir seul (...) je leur ai dit à tous de courir. Je n'ai pas eu le temps de sortir".

Juste après le désastre, les autorité népalaises avaient estimé à une centaine le nombre d'ouvriers susceptibles d'être bloqués dans ce tunnel.

Depuis dix jours, des dizaines de sauveteurs népalais, assistés d'experts venus d'Inde, de Chine et de Corée du Sud, explorent sans relâche plusieurs de ces tunnels sur des sites de centrales hydroélectriques et de chantiers de barrages, ensevelis depuis la crue.

- "Tsunami himalayen" -

L'immense vague d'eau, de glace et de débris, causée par l'effondrement d'un glacier et de roches, qui a déferlé à la frontière du Népal et de la Chine, a fait dans les deux pays 1.375 morts et plus 5.600 disparus, selon les derniers bilans provisoires officiels.

Plusieurs centaines d'entre eux sont des touristes, des pèlerins ou des ouvriers étrangers.

Sur les 1.344 morts recensés au Népal, l'agence népalaise de gestion des situations d'urgence a précisé samedi que 269 étaient des femmes, 489 des hommes, 87 des enfants, le reste restant non identifié.

Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un "tsunami himalayen", avec des dégâts considérables.

Vendredi, l'ONU a lancé un appel d'urgence pour collecter près de 50 millions de dollars pour subvenir aux besoins essentiels de 84.000 victimes privées de tout.

"Le temps joue contre eux", ont souligné les agences onusiennes au Népal. "Les inondations ont emporté presque tout ce qui permettait aux survivants de vivre au quotidien".

De nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches disparus et continuent inlassablement à faire la tournée des hôpitaux, de la police et des autorités en quête d'information sur leur sort.

A ce jour, selon l'autorité népalaise, seuls 96 corps ont été formellement identifiés et rendus à leur famille.

Côté chinois, la crue a fait 31 morts et 531 disparus, selon un bilan diffusé vendredi par la presse officielle de Pékin.

Les autorités chinoises ont maintenu un contrôle strict sur l'accès pour les médias à la zone du Tibet affectée par la crue et sur les sources d'information.

Les médias officiels chinois n'ont jamais communiqué les noms des disparus ni diffusé d'images montrant les réactions des familles.

M.Gutierrez--LGdM