Ligue des champions: à Londres, le PSG doit assurer et confirmer
Le Paris SG doit assurer la qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions mardi à Londres après avoir pris un gros avantage à l'aller (5-2), mais aussi confirmer son embellie et laisser pour de bon les doutes derrière lui.
La période en montagnes russes que le PSG vient de vivre depuis janvier doit inciter à la prudence. Et ce, même s'il a marqué les esprits la semaine dernière au Parc des Princes, avec trois buts marqués en fin de rencontre pour se détacher dans un match jusque-là tendu.
Le scénario pourrait bien faire office de déclic au même titre que le match contre Manchester City la saison dernière (4-2). Mais l'absence d'une échéance en Ligue 1 le week-end dernier, avec le report du match contre Nantes pour permettre au PSG de préparer sereinement le retour, a empêché de déceler les signes éventuels d'une embellie durable.
C'est donc le déplacement à Stamford Bridge, un stade chaudron, qui constituera un nouveau test pour les champions d'Europe.
Le leader et Ballon d'Or Ousmane Dembélé doit lui aussi confirmer, après son but à l'aller qui a fait étalage de toute sa classe, mais aussi après des pépins physiques à répétition qui l'ont empêché de prendre du rythme cette saison. Le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia, auteur d'un doublé et d'une passe décisive en sortie de banc au Parc, est également très attendu.
- Le mauvais souvenir de Villa Park -
Il faudra, aussi et surtout, assurer la qualification. Le matelas de trois buts est théoriquement confortable mais les Parisiens connaissent trop leur histoire en C1 pour se croire déjà en quarts de finale.
Un but précoce de Chelsea pourrait mettre le feu, comme lorsqu'Aston Villa avait commencé à rattraper son retard considérable la saison dernière, chez lui en quarts. A Villa Park, le PSG menait 2-0 après avoir battu les Anglais 3-1 à l'aller et semblait s'acheminer vers une qualification tranquille avant de prendre la marée des attaques incessantes des hommes d'Unai Emery, et de s'incliner 3-2.
Dembélé a d'ailleurs spontanément évoqué le souvenir de Villa Park, lundi en conférence de presse à Stamford Bridge. "L'an dernier, quand on a gagné, (...) il y a eu des moments où on a été très bons, d'autres où on a souffert, à Aston Villa, Liverpool et Arsenal".
Mais "notre mentalité est toujours de remporter nos matches, pas de rester dans nos 20 derniers mètres pour tenir le score", a-t-il averti.
Luis Enrique aussi se souvient: "Ca a été un exemple clair de ce que peut devenir un match de foot. On avait préparé Birmingham comme on a préparé Chelsea, avec l'intention de marquer des buts. Il y aura des moments difficiles, de souffrance qu'il faut savoir contrôler".
- Les défenses en question -
Heureusement pour eux, Chelsea n'est pas dans sa meilleure période. Les Blues ont pris un nouveau coup derrière la tête, samedi en Premier League, avec une défaite 1-0 à domicile contre Newcastle qui menace leur objectif de se qualifier pour la prochaine C1.
La défense des Londoniens s'est fait transpercer avec une facilité déconcertante sur le but d'Anthony Gordon et le public de Stamford Bridge a sifflé ses joueurs à la mi-temps.
"La performance et le résultat n'ont pas donné aux supporters de Chelsea des raisons d'être optimistes quant à la capacité de leur équipe à renverser la situation face au Paris Saint-Germain (...)", a écrit The Sunday Telegraph, titrant sur une "semaine qui fait mal".
Mais Paris non plus n'est pas très serein en défense, avec une arrière-garde souvent prise à revers et impuissante à contenir l'adversaire lors des nombreuses pertes de balle récentes à la relance. Les deux buts concédés aux Blues la semaine dernière proviennent d'erreurs évitables.
L'un des éléments les plus aptes à contrôler le tempo du match grâce à son flegme et sa technique, Fabian Ruiz, touché à un genou, ne figure toujours pas dans le groupe du PSG annoncé lundi.
"Notre pressing à l'aller nous a donné une bonne base pour réussir", a estimé l'entraîneur de Chelsea Liam Rosenior. "Il faut se souvenir que le PSG est champion d'Europe et qu'on a pu les regarder les yeux dans les yeux".
"On connaît nos forces, on peut gagner, regardez le Mondial des clubs, 3-0", a lancé l'attaquant londonien Joao Pedro, qui avait marqué lors de cette finale contre le PSG en juillet dernier.
U.Romero--LGdM