La Gaceta De Mexico - Angleterre: l'affiche Arsenal-Liverpool accouche d'une souris

Angleterre: l'affiche Arsenal-Liverpool accouche d'une souris
Angleterre: l'affiche Arsenal-Liverpool accouche d'une souris / Photo: © AFP

Angleterre: l'affiche Arsenal-Liverpool accouche d'une souris

Le spectacle tant attendu n'a pas eu lieu jeudi entre le leader Arsenal, méconnaissable, et le champion sortant Liverpool (0-0), venu obtenir à Londres un point en forme de petite victoire.

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Les positions n'ont pas évolué en tête de la Premier League durant cette 21e journée où tous les membres du Top-4 ont fait match nul.

L'écart reste de six points entre Arsenal (1er, 49 pts) et ses plus proches poursuivants, Manchester City et Aston Villa (43 pts), accrochés la veille respectivement par Brighton (1-1) et Crystal Palace (0-0).

Liverpool (4e, 35 pts) demeure à huit longueurs du podium et se trouve sous la menace de Brentford (5e, 33 pts), victorieux de Sunderland mercredi et auteur d'une spectaculaire remontée au classement.

Les "Reds" ont toutefois ramené un supplément de confiance de l'Emirates, où peu d'équipes ont autant frustré Arsenal cette saison.

L'équipe d'Arne Slot a d'abord adopté une approche tactique défensive, prudente et frustrante, avant d'élever son niveau et le rythme en seconde période, face à des "Gunners" à la puissance de frappe contenue.

- Spectacle intermittent -

L'affiche au sommet a débuté sous une forte pluie, un vent glacial et la nette domination des locaux face à des "Reds" aussi bien regroupés derrière, qu'incapables de produire le moindre mouvement devant.

L'absence du N.9 français Hugo Ekitiké, comme celle de son concurrent Alexander Isak également blessé, n'expliquait pas à elle seule l'apathie générale d'une équipe venue pour défendre visiblement.

Pourtant, malgré les mèches allumées par Bukayo Saka et consorts, Liverpool s'est procuré la plus belle occasion de la première période, et de loin, lors d'une contre-attaque.

L'arrière droit Conor Bradley l'a initiée d'un déboulé énergique, sa passe pour Jeremy Frimpong a été interceptée mais, après une mésentente entre William Saliba et David Raya, il a récupéré le cuir et l'a envoyé sur le haut de la barre transversale (27e).

La première période a donc été avare en frissons, sauf pour les supporters frigorifiés. La seconde a offert plus d'intensité, notamment parce que Liverpool a décidé d'accélérer, enfin. Mais le spectacle était franchement intermittent.

Il y a eu 1-1 au rayon des pénaltys réclamés, pour Liverpool quand Florian Wirtz a été stoppé par Leandro Trossard (48e), pour Arsenal quand Frimpong a poussé Gabriel Martinelli dans le dos (68e). Mais l'arbitre n'a accordé ni l'un, ni l'autre.

L'unique buteur du match aller, Dominik Szoboszlai, n'a pas réussi à reproduire le magnifique coup franc qui avait fait chavirer Anfield le 31 août (1-0). Sa première tentative est passée largement au-dessus du cadre (62e), la seconde beaucoup plus près (82e).

Les premières tentatives d'Arsenal, en seconde période, ne sont arrivées qu'au début du temps additionnel d'une tête de Gabriel Jesus puis un tir de Martinelli, tous deux stoppés par Alisson (90e+1). Gabriel a aussi eu sa chance sur un corner, en vain (90e+7).

L.A. Beltran--LGdM